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De la rentabilité du modèle Low-cost LC

3 mai 2017

De la rentabilité du modèle « low-cost » LC

Il n’est pas ici question de crier victoire, celle des compagnies « majeures » comme Air France sur les « mineures » que seraient les « low cost » en général, et plus particulièrement celles se lançant sur le marché du Long courrier. Néanmoins, si toute « société », quelle qu’elle soit, humaine ou industrielle, ne doit cesser de tendre vers la « perfection », si tant est qu’elle existe, une remise à l’heure des pendules des réalités économiques des uns et des autres ne fait pas de mal. A l’image d’une Etihad qui vacille sur ses fondamentaux, la toute récente Norwegian LC, portée au pinacle de la modernitude entrepreneuriale par les ultra libéraux de tout poil, en ce début d’année 2017 a quelque peu perdue de sa superbe… à l’heure même où AFKLM va annoncer de très bons résultats sur la même période… à l’heure même où le tandem Janaillac/Terner, singeant le plan Perform2020 de Juniac/Gagey, tente un nouveau passage en force sur son projet BOOST en vue d’un démantèlement progressif d’Air France tant sur le MC que sur le LC.

Le 19 avril 2007 !, ALTER publiait déjà dans le BSPN un article intitulé « Transavia.NON, Le loup a été autorisé à entrer dans la bergerie » qui dénonçait avant l’heure le risque de démantèlement du MC AF. Dix ans après la création de Transavia France (TOF), le MC d’Air France a perdu 31 coques (et 550 pilotes !), HOP 46, tandis que TOF en gagnait 26 (sans jamais gagner le moindre euro) !

Ces quelques mots pour vous dire qu’à l’occasion de votre prochaine analyse du nouveau projet d’accord pilote de la direction, gardez en mémoire ces contre-exemples industriels…

… prenez le temps, donc, de regarder le présent avec justesse, sans le défaitisme ambiant et, surtout, n’oubliez pas l’histoire afin de faire en sorte qu’elle ne se répète pas en plus tragique.

Norwegian s’enfonce dans le rouge au premier trimestre
AFP – 27 avril 2017

La compagnie aérienne à bas coûts Norwegian Air Shuttle a annoncé jeudi un quasi-doublement de sa perte trimestrielle à cause du renchérissement du carburant, ainsi que d’effets de change et calendaires défavorables.
Les résultats sont plus mauvais qu’attendu et l’action a ouvert en baisse de 3,40% à la Bourse d’Oslo.
La troisième low cost européenne, derrière Ryanair et Easyjet, a perdu près de 1,5 milliard de couronnes (158,5 millions d’euros) au premier trimestre après une perte nette de 800 millions de couronnes un an auparavant.
« Ce trimestre-ci, nous avons en particulier observé les effets d’une hausse du prix du carburant conjuguée à un renforcement de la couronne face à la livre anglaise, l’euro et la couronne suédoise qui représentent près de la moitié de nos ventes », a expliqué le directeur général Bjørn Kjos dans le rapport.
« Les chiffres sont de surcroît affectés par le fait que Pâques (période propice aux voyages, NDLR) n’était pas au premier trimestre comme l’an dernier », a-t-il ajouté.
Norwegian a pourtant transporté 14% de passagers en plus (6,7 millions), une croissance tirée, dit-elle, par des destinations comme les États-Unis, l’Espagne et la France. Le chiffre d’affaires a augmenté de 9%, à 5,4 milliards de couronnes.
Sa perte brute d’exploitation (EBITDA) s’est élevée à 1,3 milliard contre 606 millions au premier trimestre 2016.
Au cours du trimestre, Norwegian a lancé 39 lignes nouvelles, notamment dans le long courrier avec des liaisons transatlantiques supplémentaires.
Mais son taux de remplissage s’est légèrement détérioré, à 84,4% contre 85,2% il y a un an.
La compagnie a par ailleurs diminué de 4% ses coûts unitaires par passager, hors carburant, moins qu’espéré par les analystes.