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Décryptons ensemble ce que pense vraiment la direction d’Air France

18 avril 2018

Décryptons ensemble
ce que pense vraiment la direction d’Air France

16 février  : « (0,55%) constituent l’augmentation la plus importante depuis de nombreuses années chez Air France … Aller plus loin dans la redistribution remettrait en cause ce qui a été réalisé ensemble en 2017 et compromettrait la croissance dont Air France a besoin” (JM Janaillac). »
Décryptons-les : L’entreprise Air France n’a pas vocation à maintenir le pouvoir d’achat de ses salariés !

23 février : premier jour de grève, 50 % de l’activité (hors HOP et Transavia) au départ de Paris annulée ou affrétée

07 mars : « Lancer un nouveau mouvement, sur une revendication aussi irréaliste que + 6% de salaire en 2018 … compromet la croissance d’Air France … atteint le moral de tous les salariés (Flash actu). »
Décryptons-les : Les salariés d’Air France ne veulent pas de cette revalorisation des grilles demandée par quelques syndicats agités (10 sur 12).

13 mars : « Dans un souci d’ouverture et de dialogue, la direction s’est déclarée prête à négocier un mécanisme d’ajustement salarial pour rattraper la baisse de pouvoir d’achat pour des personnels dont le salaire individuel de 2017 (y compris le GVT) comparé à 2011 aurait augmenté moins vite que l’inflation (Flash actu) »
Décryptons-les : « Grâce au GVT, les salariés d’Air France ne sont pas contraints à conserver leur salaire d’embauche pendant toute leur carrière, qu’ils s’estiment heureux ! »

19 mars : « Nous devons continuer la transformation engagée dans tous les domaines, réduire nos coûts, augmenter nos recettes (JM Janaillac à tous les salariés) »
Décryptons-les : Le coût zéro n’existe pas, pourtant il faudrait l’inventer concernant les salaires.

19 mars : « Même si nos marges de manœuvre sont encore très faibles, j’ai entendu les demandes de vos représentants. La seule voie est celle de négociations qui devront être « gagnant-gagnant » (JM Janaillac aux seuls pilotes) ».
Décryptons-les  : « l’intersyndicale m’empêche de vous refaire le coup de Trust Together, c’est pourquoi je vous propose de trahir vos alliés ».

23 mars : deuxième jour de grève, 50 % de l’activité (hors HOP et Transavia) au départ de Paris annulée ou affrétée.

27 mars : « Nous avons confirmé notre volonté de poursuivre la négociation sur l’amélioration des conditions pilotes, y compris la rémunération, tout en trouvant les moyens de maintenir et d’accélérer la croissance (O.Dulat aux pilotes). »

29 mars : « Aujourd’hui s’expriment des attentes en matière d’amélioration des conditions pilotes, y compris la rémunération. Ce sujet n’est pas tabou (F.Terner aux pilotes). »
Décryptons-les : « Je suis Directeur d’une entreprise qui a toujours tenu ses promesses, alors, ayez confiance ! »

30 mars et 03 avril  : troisième et quatrième jour de grève, 50 % de l’activité (hors HOP et Transavia) au départ de Paris annulée ou affrétée.

05 avril : « Nous sommes prêts à poursuivre des discussions concrètes sur les demandes. A titre d’exemple la revalorisation des grilles de rémunération pilotes, le forfait étape sur moyen et long courrier, la prime de commandement, la majoration des heures supplémentaires sont des sujets qui peuvent être négociés (F.Terner aux Pilotes). »
Décryptons-les : « Quittez l’intersyndicale, levez les préavis et je vous promets l’ouverture potentielle des négociations promises au lendemain de la signature de Trust Together” »

07 avril et 10 avril : cinquième jour et sixième jour de grève, 50 % de l’activité (hors HOP et Transavia) au départ de Paris annulée ou affrétée.
« J’ai fait une proposition aux organisations syndicales : ouvrir immédiatement une négociation pluriannuelle sur les salaires, incluant les années 2019 à 2021, dans le cadre d’un pacte de croissance. Afin de mettre un terme à ce conflit, une partie des mesures d’augmentation générale 2019-2021 s’appliquerait dès le 1er avril 2018, à hauteur de 1%. (F. Terner à tous les salariés). »
Décryptons-les : « Les pilotes ne voulant pas jouer solo, je me retourne vers tous. J’ouvre la voie de sortie (augmentations échelonnées sur plusieurs années), mais je tente quand même de vous arnaquer (1% seulement comme avance sur les années à venir). »

11 avril : septième jour de grève, 50 % de l’activité (hors HOP et Transavia) au départ de Paris annulée ou affrétée

13 avril : « cette première proposition, non définitive, intègre : 2% pour 2018, 3,6% pour 2019-2021 garantie dans le cadre d’un pacte de croissance, conditionné à un REX de 400 M d’euros (flash actu). »
Décryptons-les : « 2% face à des revendications de 6%, et un crantage non garanti d’1,3% par an (donc perte à prévoir du pouvoir d’achat). Alors, toujours pas satisfait des piécettes que je viens de trouver dans ma poche droite ? »

16 avril : « l’exigence de 5,1% (iso 6) reste insoutenable pour l’entreprise. Notre projet d’accord final intègre des propositions fortes et économiquement soutenables. Pour 2019, 2020 et 2021, une augmentation de 1,65% par an, adaptable en cas de REX inférieur à 200 M d’euros. »
Décryptons-les : « J’ai une autre poche, j’y ai trouvé quelques centimes de plus, et je vous préviens, cette troisième dernière et ultime proposition est un ultimatum au-delà de laquelle je ne pourrais pas plus aller qu’à l’issue de ma dernière ultime proposition. »

17-18 avril : huitième et neuvième jour de grève. Selon la direction, le nombre de grévistes diminue, tandis que ce n’est plus 50% mais 60 % de l’activité au départ des bases Paris qui est impactée.

18 avril  : Publication de chiffres de suivi de grève pour tenter de créer encore et toujours de la désunion (flash actu du 18 avril : 31/22/14% de grévistes chez les PNT/PNC/PS en masquant l’impact en augmentation des différents mouvements de grève).