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Tension, Mais qu’arrive-t-il à la direction ?

25 janvier 2018

Tension
Mais qu’arrive-t-il à la direction ?

Les relations sociales n’auront pas tardé à prendre un tour très « Juniac » en ce début d’année 2018. L’encre des vœux de circonstance à peine sèche, voilà que cela craque de partout : les Mécaniciens avion se sont engagés dans une partie de bras de fer avec leur DRH, les RZA pourraient bien vite leur emboiter le pas et les salariés du Hub et des escales, pas mieux lotis en matière d’agression sociale, aussi. Les dispatchers sont sous pression, etc. D’une manière globale, en tout lieu de l’entreprise, le feu couve. Avec l’épisode en cours des NAO 2018, ce sont aussi le PNC et les Pilotes qui vont passer à côté du sentiment de reconnaissance satisfaite auquel ils aspirent légitimement.

Si une opportune communication du siège, tant externe qu’interne, répond « diplomatiquement » qu’il n’y a rien à attendre en matière d’avancée sociale (rémunération, QVT) au motif de concurrence, de prix du pétrole supposé et hypothétique ou d’un fort soudain et bienvenu appel d’offre massif d’avions, sur le terrain, la direction la joue moins fine.

À l’occasion des NAO 2018, elle promet de ne nous délivrer que mépris et suffisance (lire ci-après). La DRH Pilote défie frontalement l’instance des DP (référez-vous au tract « trois logos » SNPL SPAF ALTER du 18 janvier) en reniant ses engagements écrits. Le Service juridique central vient faire la leçon au CHSCT-Pilotes (et par la même occasion à l’Inspection du travail, tant qu’à faire !) en matière de Sécurité des Vols et décide unilatéralement de ne plus le considérer comme un interlocuteur pertinent en la matière…

L’exaspération nous apparaît de moins en moins larvée et de plus en plus généralisée. Tous les thermomètres mis en place par la direction doivent lui renvoyer des signaux vermillon ! Pourtant, l’épisode des NAO en cours ne semble pas devoir être l’occasion de calmer le jeu. C’est donc que l’on se sent toujours très fort au Siège. Et que les revendications, côté « investisseurs » ce coup-ci, sont plus fermement que jamais réaffirmées. Jusqu’où iront cet aveuglement et cette surdité volontaires aux avertissements des salariés et des pilotes en particulier ? Qui sait, à l’heure où, dans le monde, 62 personnes sont plus riches que 3,5 milliards d’individus…

Il est manifeste en tout cas que nos grands dirigeants, nos directeurs généraux, savent défendre bec et ongle leurs intérêts individuels. Et nous savons « maintenant » que ces intérêts sont inversement proportionnels aux nôtres : il suffit pour cela de lire les documents de référence publiés et les objectifs présidant au montant de leur part variable. Qui plus est, leur détermination n’a trop souvent d’égal que notre « indulgence », notre résignation.

Le salarié est fondamentalement une personne sensée et mesurée. Ses aspirations sont toujours bien plus raisonnables que celles des financiers, des directeurs. À l’heure des NAO 2018 qui voient une fois de plus une petite minorité de salariés, regroupés dans leur tour d’ivoire directoriale, tenter de préserver illégitimement leurs privilèges en s’accaparant la richesse due à la majorité, il est néanmoins une vérité immuable au travers des âges des luttes sociales qu’il est bon de rappeler : on n’a rien sans rien ! En résumé, de notre détermination collective dépend notre avenir social !