Accueil > Actualités > Air France > Transavia « est en cours d’évolution vers une compagnie low-cost classique (...)

Transavia « est en cours d’évolution vers une compagnie low-cost classique »

18 juin 2014

Transavia
On n’a pas de réseau, pas d’avions, mais beaucoup d’ambition !

Pourquoi se cantonner sur le Maroc, même si le trafic augmente de plus de 30%, claironne l’Antoine Pussiau, PDG de la compagnie, dans l’article « Il y a encore du potentiel ». Et l’objectif est la desserte des grandes villes européennes, renchérit-il… (cf. article joint)

Seuls problèmes, mais de taille tout de même, avec quels avions, quels équipages ?

Les avions ? Sept B737 viendront renforcer la flotte l’année prochaine (déjà sept ans d’exercices déficitaires, on n’est pas près de sortir du rouge !), ce qui fera passer le nombre d’avions au-delà des 14 coques, au-delà du nombre permis par l’actuel accord TO.

Les équipages ? On n’est pas inquiet : « Le SNPL doit montrer à ses adhérents qu’il sait défendre ses intérêts… et avancer avec la direction… on finira par trouver un accord… » Et les pilotes d’Air France de bêler dans le près de la soumission !

La maison mère ? Elle rétrocède son réseau Moyen Courrier et adapte ses manuels aux procédures Transavia. « Cela montre que l’on fait des progrès », dixit l’Antoine. Et les OPPNT d’Air France de finir de lui cirer les pompes, à l’Antoine !

En fait, tout est dans la définition que l’on donne du progrès et à qui doit bénéficier ce progrès…

Antoine Pussiau : Transavia « est en cours d’évolution vers une compagnie low-cost classique »

Article publié il y a 1 jour | Emilie Drab à Marrakech

JPEG - 59 ko

Créée initialement comme une compagnie hybride mi-charter mi low-cost, Transavia a peu à peu évolué pour rapprocher son activité de celles des low-classiques. C’est dans ce cadre qu’a été signé un partenariat avec l’Office Marocain du Tourisme (ONMT) le 5 juin, lors du salon Connect 2014 qui s’est déroulé à Marrakech, dans lequel Transavia s’engage à développer ses liaisons vers le pays. Mais le Maroc n’est pas son seul objectif et la compagnie va devoir augmenter sa flotte si elle veut réaliser ses ambitions.

La convention avec l’ONMT prévoit le développement de nouvelles destinations au Maroc, hors Casablanca et Rabat. L’office du tourisme est principalement intéressé par l’ouverture de nouvelles destinations (notamment Ouarzazate) en échange d’aides marketing comme le cofinancement de publicités.
Le Maroc occupe une place prépondérante dans le programme de vols de Transavia. Le pays représente 20% de son trafic (en croissance de 38% par rapport à l’année dernière), quatre destinations y sont desservies et l’offre estivale a augmenté de 30% cette année. « Et il y a encore du potentiel », indique Antoine Pussiau, le PDG de la compagnie.
Mais ce n’est pas la seule destination que Transavia compte développer. « Depuis deux ans, Transavia a pu ouvrir des lignes avec moins de contraintes, comme certaines qui sont déjà desservies par Air France au départ de CDG », explique Antoine Pussiau. Il compte d’ailleurs suivre sur cette lignée : « notre objectif est de desservir les grandes villes européennes depuis Orly.

Il y a encore du chemin à faire mais notre réseau va se développer de plus en plus vers ces destinations. »
Transavia ne peut donc vraiment pas se permettre de rester au statu quo en termes de flotte. « Nous voulons augmenter la flotte de sept 737 l’année prochaine », révèle le président de la compagnie. « Dans les sept, il y a le remplacement des deux A320 [loués en damp lease à Air France jusqu’en décembre, ndlr] et cinq nouveaux 737. » La flotte passerait ainsi de 14 à 21 appareils.
Une hérésie selon l’accord signé avec les pilotes d’Air France lors de la création de la compagnie en 2007. Et si le SNPL avait fait des concessions permettant l’intégration des deux A320 susmentionnés ainsi que deux appareils supplémentaires cet été durant les périodes de pointe, la récente radicalisation du syndicat (consécutive à la perte de son siège au conseil d’administration d’Air France) ne semble pas jouer en la faveur des projets de Transavia.
Pourtant, si Antoine Pussiau est pressé qu’un accord soit trouvé pour lui permettre de planifier la croissance de Transavia l’été prochain, il ne se montre pas vraiment inquiet : « le SNPL doit montrer à ses adhérents qu’il sait défendre leurs intérêts. Il a besoin de les rassurer mais aussi d’avancer avec la direction. Je pense qu’on finira par trouver un accord. »
Le PDG de Transavia a d’ailleurs noté une évolution des mentalités avec la création de la filiale loisirs au sein de la maison-mère et l’adaptation du manuel d’Air France aux procédures de Transavia. Par ailleurs, onze nouvelles destinations ont pu être ouvertes d’un coup au départ d’Orly grâce aux A320. « Cela montre qu’on fait des progrès. »